De nombreux facteurs peuvent influencer la sclérose en plaques, et dans la plupart des cas, différents facteurs ou d'autres combinaisons de facteurs affectent chaque personne malade. Toutefois, les patients atteints de SEP déclarent à maintes reprises qu'ils se sentent beaucoup mieux avec un régime sans gluten qu'avec le régime habituel.
Une alimentation sans gluten contre la sclérose en plaques
Depuis quelques années, la recherche s'intéresse de plus en plus à l'impact du régime alimentaire sur les maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques (SEP). La relation entre l’alimentation, le microbiote intestinal et le système immunitaire a suscité l’intérêt croissant des scientifiques. En 2023, une étude publiée dans la revue Frontiers in Immunology indiquait que certaines protéines alimentaires, dont le gluten, pouvaient moduler l’inflammation systémique chez les patients atteints de SEP. De nombreux témoignages, comme celui-ci, confirment ces observations empiriquement.
Un exemple inspirant de transition alimentaire
Une femme a toujours été considérée parmi ses amis et ses connaissances comme celle qui s'occupait le plus de sa santé. Néanmoins, il y a environ un an, on lui a diagnostiqué une maladie auto-immune, la sclérose en plaques.
Elle a rapidement compris qu’elle devait personnaliser son approche, constatant peu d’amélioration suite aux traitements médicamenteux classiques. Pour mieux comprendre les options disponibles, il était nécessaire de connaître les traitements adaptés pour vivre avec la sclérose en plaques et les différentes approches thérapeutiques envisageables selon les formes de cette maladie.
En parallèle, elle a développé un concept de thérapie holistique basé sur un rééquilibrage alimentaire intégral.
Les bienfaits rapides du régime sans gluten
Ayant lu de nombreuses études et récits de patients rapportant des poussées après ingestion de gluten, elle a décidé d’éliminer complètement cette protéine de son alimentation. Elle a structuré son régime autour de matières premières riches en antioxydants, acides gras essentiels, vitamines du groupe B et oméga 3, souvent plébiscitées dans la gestion des maladies auto-immunes.
En quelques semaines, elle constata une diminution significative de ses symptômes, au point de se sentir mieux qu'avant même le diagnostic. Cela confirme la piste de l’influence d’une perméabilité intestinale accrue chez certains malades SEP, où le gluten pourrait jouer un rôle déclencheur inflammatoire via la zonuline.

Une aggravation de la sclérose en plaques à cause du gluten ?
Face à cette amélioration, elle maintient un suivi rigoureux de son régime. Elle découvre alors à quel point la consommation accidentelle de gluten peut faire basculer son état de santé, même après une rémission apparente.
Une rechute inattendue au restaurant
Tous les vendredis soir, elle se rendait au restaurant avec ses amis. Bien qu’elle suive habituellement ses règles alimentaires, une exception – le baklava, pâtisserie riche en gluten – provoqua le retour immédiat de sensations désagréables : maux d'estomac, crampes dans les jambes, un signal d’alerte de son organisme.
"Le baklava n'a pas assez bon goût pour cela. Rien n'est assez bon pour cela."
Un autre incident avec le couscous
Deux mois plus tard, un nouveau faux pas involontaire survient : ignorant que le couscous était à base de blé, elle en consomme pendant quatre jours consécutifs.
Les symptômes réapparaissent brutalement dès le troisième jour : douleurs au pied droit, pertes d’équilibre, difficulté à monter les escaliers. Un régime strictement réenclenché permit cependant une amélioration rapide, soutenue par une complémentation ciblée.
Le gluten endommage l'organisme
Les effets indésirables liés au gluten, au-delà de la maladie cœliaque, sont de plus en plus documentés. En 2024, des chercheurs du Massachusetts General Hospital ont mis en évidence que même chez les non-cœliaques, le gluten pouvait entraîner une activation immunitaire dite "inflammatoire silencieuse", favorisant des pathologies neurologiques périphériques.
Symptômes et perturbations liés au gluten
Le gluten surcharge les fonctions intestinales, en particulier chez les sujets sensibles. Il peut provoquer :
- Des troubles digestifs : ballonnements, nausées chroniques, brûlures d’estomac, constipation ou diarrhée persistante
- Des douleurs articulaires et musculaires
- Des pertes cognitives, comme le « brain fog »
- Des éruptions cutanées et manifestations dermatologiques
Plus grave encore, dans le cadre de maladies auto-immunes, le gluten peut jouer un rôle de catalyseur inflammatoire via des mécanismes de mimétisme moléculaire, perturbant les barrières immunitaires déjà fragiles.
Pourquoi tester un régime sans gluten ?
Le pouvoir de la nutrition fonctionnelle réside souvent dans l’expérimentation contrôlée. Il est recommandé d’essayer une alimentation sans gluten pendant 6 à 8 semaines minimum, en observant la survenue ou la diminution des symptômes.
Cette démarche peut révéler une hypersensibilité non diagnostiquée au gluten. En cas d’amélioration, cela ouvre la voie à un protocole alimentaire personnalisé, renforcé par des apports en probiotiques, acides gras oméga-3, vitamines D et antioxydants naturels, éléments cruciaux pour moduler l’activité immunitaire dans la SEP.