La consommation de noix réduit les risques de tumeurs colorectales chez les seniors

Une étude sur les rats a montré que la consommation de noix peut ralentir la croissance des tumeurs colorectales. La recherche a été menée par le centre médical Beth Israël Diaconesse de l’école de médecine de Harvard aux États-Unis. Selon les chercheurs, la consommation de noix produit des changements bénéfiques dans les gènes du cancer.

Les résultats des recherches

Une étude indique que l’ingestion de l’équivalent de 60 grammes de noix par jour peut entraîner des modifications des acides micro ribonucléiques (miRNA), des nucléotides impliqués dans la modification de l’expression des gènes et qui sont susceptibles d’avoir une influence sur les processus pouvant réduire l’inflammation et la prolifération des cellules cancéreuses. Des tests sur les rongeurs montrent qu'”un régime alimentaire à base de noix provoque des changements significatifs dans les profils d’expression du miRNA dans les tissus cancéreux de l’intestin, en incorporant des acides gras protecteurs dans ces tumeurs.

Des travaux ont été menés sur deux groupes de rongeurs, auxquels on a injecté des cellules cancéreuses intestinales. Un groupe a reçu l’équivalent de 60 grammes de noix par jour, tandis que l’autre a reçu l’alimentation témoin. Après 25 jours de tests, les chercheurs ont constaté que le groupe de rats nourris aux noix présentait une augmentation allant jusqu’à 10 fois la quantité totale d’acides gras oméga-3. Les acides gras ont également été identifiés comme contribuant à la réduction de l’inflammation. En outre, on a constaté que les rats incorporent des acides gras ayant des effets protecteurs dans l’épithélium intestinal.

Le vieillissement entraîne des changements physiologiques dans l’intestin. Outre la prévention des maladies, il est recommandé d’inclure une poignée de noix ou un mélange de graines oléagineuses par jour. Ces graines oléagineuses (noix, noix du Brésil, noix de cajou, amandes, noisettes) peuvent être consommées comme en-cas entre les repas, hachées avec des fruits, avec des salades, comme crumble de soupe.

La recette

Vous trouverez ci-dessous la recette d’un mélange fonctionnel de graines oléagineuses et de graines croquantes pour enrichir vos repas et collations :

Ingrédients

  • 150 g d’amandes crues
  • 50 g les buses
  • 100 g de pépins de courge pelés et crus
  • 200 g de graines de tournesol crues
  • 70 g de sésame cru décortiquer
  • 40 ml de sauce soja
  • 5 ml d’huile de sésame
  • 10 g de sucre brun
  • 1 g de cannelle
  • 1 g de poivre de Cayenne

Mode de préparation

Séparez tous les ingrédients. Dans un grand bassin, mélangez toutes les graines et les oléagineux. Dans un bol, mélangez l’huile de sésame, la sauce soja, la cassonade, la cannelle et le poivre jusqu’à l’obtention d’une sauce homogène. Répartissez cette sauce sur les graines et les châtaignes. Mélangez bien jusqu’à ce qu’il soit très homogène.

Tapissez une plaque à pâtisserie de papier beurré. Répartissez les graines et les châtaignes dans le plat de cuisson et faites-les cuire dans un four préchauffé à 200 degrés pendant 10 minutes. Remuez les marrons à l’aide d’une cuillère et faites-les cuire pendant 10 minutes supplémentaires ou jusqu’à ce qu’ils soient légèrement dorés. Sortir du four et attendre qu’il refroidisse. À conserver dans un verre hermétique pendant 60 jours.

Cancer du côlon : quels types de noix consommer pour réduire les risques ?

En plus d’être un super-aliment riche en nutriments, protéines, fibres et antioxydant, les noix permettraient également de limiter les risques de récidives du cancer du côlon selon des chercheurs de l’Institut du Cancer de Boston (États-Unis). L’étude présentée à l’occasion du congrès de la Société Américaine d’Oncologie Clinique (ASCO) explique que toutes les noix ne se valent pas. Contrairement aux amandes, noix de pécan, noix, noisettes et noix de cajou, les cacahuètes, ni leur beurre ne seraient bénéfiques.

826 patients souffrant d’un cancer du côlon de stade III (caractérisé notamment par une diarrhée chronique et du sang dans les selles), soignés par chirurgie et chimiothérapie ont été soumis à un questionnaire pour cette étude. Les chercheurs ont observé que les participants ayant mangé plus de 57 grammes de noix par semaine présentaient une probabilité de récidive plus faible de 42% et 57% de risques en moins de décès lié au cancer du côlon.

Si les scientifiques n’ont pas encore démontré les bienfaits des noix après la maladie, ils espèrent étudier leur action sur d’autres stades du cancer du côlon. Le président de l’ASCO explique : « cette étude montre que quelque chose d’aussi simple que manger des noix peut faire la différence dans la survie à long terme des patients ». L’étude met également en avant le rôle bénéfique des noix contre le diabète, le cholestérol et l’obésité.