villes et les handicapés

Comme tout le monde, les PMR aimeraient bien eux aussi avoir accès à toutes les rues de la ville. Malheureusement, avec leurs handicaps, il revient souvent difficile de faire de ce rêve une réalité. Quelles sont donc les causes de ce problème d’accès à la ville ?

Les rues des grandes villes et les handicapés

Depuis 1975, des lois ont été votées pour faciliter l’accès des PMR dans les lieux publics. Le 13 juillet 1991, une réaffirmation de cette loi a été mise en avant. Malheureusement, aujourd’hui, dans plusieurs régions de France, les établissements publics et pires encore, un grand nombre de rues ne facilitent pas la vie des handicapés. Pourquoi donc ? Parce qu’ils ne sont pas aménagés comme ils se doivent. Pire encore, même à ce jour, pas mal de personnes regardent encore les PMR d’un mauvais œil. Preuve de cela, rien qu’à Strasbourg par exemple, nombreuses sont les voitures qui sont garées sur les trottoirs et qui ne laissent pas assez de place pour permettre à un individu avec un fauteuil roulant de rouler.

Montréal, une ville non adaptée aux PMR.

Comme Strasbourg, Montréal se trouve aussi sur la liste des villes inadaptées ou inaccessibles aux infirmes. Certes, la ville est dotée d’un audio guide, mais ce système n’est malheureusement pas opérationnel dès que le handicapé entre par exemple dans une station de métro. Sinon, même si un grand nombre de bâtiments publics de la ville est doté d’ascenseur, les portes restent tout de même lourdes et difficiles à manier pour une personne à mobilité réduite.

Se déplacer en fauteuil roulant : une démarche difficile

Même si le gouvernement ne cesse pas d’évoquer le fait que les commerces, les hôpitaux, les écoles… doivent être aménagés de manière à être accessible aux PMR et essentiellement aux personnes ayant des handicapes, aujourd’hui, la situation en est autrement. Déjà, dès qu’un individu en fauteuil sort de chez lui, les problèmes commencent. Dans certaines grandes villes comme Paris, les poubelles sont placées dans chaque coin de rue et parfois ils font jusqu’à trois rangées ce qui rend impossible le déplacement en chaise roulante. En dehors des poubelles, à la longue, les nombreuses ardoises des restaurants, les échafaudages ou encore les bicyclettes attachées aux lampadaires deviennent des barrières aux déplacements des infirmes. Pour ces personnes, le plus difficile est de monter les marches pour pouvoir accéder à une boulangerie, à un magasin de vêtement ou même à un restaurant. Évidemment, pour accéder aux lieux, demander à un passant d’intervenir s’impose et malheureusement, parfois agir dans ce sens peut être gênant.

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